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mercredi 7 février 2018

Chronique Animaliste - CNPA - Interview de T. Lepeltier (diffusé le 30 janvier)

Thomas Lepeltier est un historien et philosophe des sciences. Son dernier ouvrage, présenté lors de cette chronique, s’intitule "L’imposture intellectuelle des carnivores".

par Chronique Animaliste

Voici un livre qui accuse un grand nombre d’intellectuels français d’avancer des arguments sans queue ni tête pour justifier le massacre quotidien de plusieurs millions d’animaux dans les abattoirs. Voici un livre qui s’en prend aux nombreux journalistes qui portent un regard condescendant sur les végétaliens et véganes quand ces derniers demandent, par souci de justice, à ce que l’on arrête de consommer des produits d’origine animale.

Alors que la consommation de produits d’origine animale (viande, lait, œufs) est de plus en plus remise en cause de nos jours, des " intellectuels " français (universitaires, journalistes, experts) s’en prennent régulièrement aux végétaliens et véganes qui militent pour l’arrêt total de cette consommation. Citons, sans être exhaustif, Raphaël Enthoven, Luc Ferry, Élisabeth de Fontenay, Périco Légasse, Dominique Lestel, Marylène Patou-Mathis, Natacha Polony, Jocelyne Porcher, Francis Wolff. À travers des livres, des articles ou en intervenant sur des plateaux de télévision, ils critiquent, dénoncent et moquent les défenseurs des animaux. Ce n’est pas sans conséquences.

De nos jours, peu de personnes restent insensibles au sort des animaux de rente. Quand un film est tourné à l’intérieur d’un abattoir et diffusé dans les médias, la plupart des gens sont choqués. Puis, confrontés aux arguments des végétaliens et véganes, ces personnes cherchent des réponses. Que penser ? Que faire ? Que manger ? Or voilà que ces intellectuels viennent leur dire que les végétaliens et véganes ont tort. À chaque fois, le principe de base de l’éthique qui avance que nous ne devons pas faire souffrir et tuer un être sensible, juste pour notre plaisir, est oublié ou mal interprété. À la place, ces intellectuels avancent des arguments qui défient la logique, ne reposent sur aucun fondement rationnel et encouragent la cruauté. Mais ils confortent ainsi une société qui, parce qu’elle ne veut pas changer ses habitudes culinaires, tue sans nécessité une quantité faramineuse d’animaux.

Aussi ce livre prend-il le parti de les dénoncer haut et fort ; pas pour le plaisir de critiquer, mais dans l’espoir que cette mise au point contribue à faire cesser le grand massacre des animaux de rente et serve à lancer un débat constructif sur leur place dans la société.





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