par Jet FM
Créée en 1995, l’association "retrouve le sourire" a développé dans plusieurs villages au Rwanda des lieux de parole, des centres de formation et des coopératives. Elle participe activement à la scolarisation des jeunes orphelins, le but étant de soutenir directement les bénéficiaires en créant des espaces de rencontres et d’échanges afin de rompre leur isolement. Dans cette optique, une semaine de commémoration, à l’occasion des 15 ans du génocide du Rwanda, s’est déroulé à l’espace Cosmopolis à Nantes. « Tous les ans, il se passe beaucoup de choses à Paris mais jamais à Nantes. Nous sommes très heureux d’avoir cette année le soutien de la Mairie de Nantes qui nous permet de réaliser cette semaine de manifestation » déclare Catherine Degrange, historienne, écrivain et membre de l’association. Les invités, rescapés, historiens, écrivains, psychothérapeutes, ont témoigné mais aussi exprimé leurs analyses et réflexions. A cette occasion, le travail de nombreuses personnalités du milieu artistique comme Yann-Arthus Bertrand, Bruce Clarke ou encore Chloé Henry-Biabaud, a été exposé ou diffusé tout au long de la semaine. Une projection du film documentaire « Par le raccourci », réalisé par Dady Mitali, un rescapé rwandais, s’est également déroulée en avant-première européenne.
« Nous avons axé cette semaine autour de deux pôles. Notre optique était d’abord de faire savoir ce qu’il s’est passé car il y a énormément de travail concernant la diffusion de l’Histoire. Tout le monde en a entendu parler mais très peu savent réellement. Nous travaillons aussi sur la situation des rescapés en leur donnant un soutien psychique afin qu’ils puissent se reconstruire » explique Amélie Schafer, psychothérapeute et présidente de l’association. « C’est un génocide de la solitude et de l’isolement. Les rescapés ont eu le sentiment d’être abandonnés car tout le monde regardait sans agir. Je pense que sortir de l’isolement passe par l’échange. Le génocide est l’affaire de l’humanité et pas seulement du Rwanda. Tout le monde doit savoir et se sentir concerné ».
Pour plus d’informations sur l’association : www.subiruseke.jimdo.com