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lundi 16 octobre 2017

Théâtre à l’oreille oct 2017 : théâtre Roumain

Ce mois-ci, nous vous présentons trois extraits de pièces d’auteurs roumains.

par THEATRE A L’OREILLE

Ce mois-ci, nous vous présentons trois extraits de pièces d’auteurs roumains : Gianina Carbonariu, née en 1977, Anca Visdei, née en 1954, toutes deux dramaturge et metteuse en scène et Matei Visniec, dramaturge, poète et journaliste né en 1956.

Le premier extrait provient de la pièce Solitarité de Gianina Carbonariu. En Roumanie, cette jeune auteure, a mis en place en 2002 avec d’autres étudiants le groupe DramAcum qui relance la création théâtrale contemporaine en Roumanie. Ce groupe souhaite modifier en profondeur le théâtre roumain et mettre en valeur des écrits contemporains locaux afin de lutter contre le conservatisme idéologique et formel du traditionnel milieu théâtral roumain. Depuis septembre 2005, elle est également auteur associée au Théâtre-Studio d’Alfortville. Dans cette pièce, Solitarité, l’auteure nous présente un portrait sévère de la classe moyenne citadine roumaine. Elle interroge plus largement notre acceptation silencieuse de règles destinées à stigmatiser toute différence, à rechercher des boucs émissaires et à étouffer tout ce qui pourrait nous rapprocher. Le parcours dans lequel elle nous entraîne fait apparaître une société roumaine obnubilée par une réussite à l’européenne, aux standards de vie promus par les médias et par Bruxelles, négligeant son histoire et ses singularités pour y parvenir.

Anca Visdei, après des études à l’Institut théâtral et cinématographique de Bucarest, s’exile à Lausanne avec son père, réfugié politique en Suisse. Elle suit des études de droit, de sciences politiques et de criminologie à l’Université de Lausanne et obtient une licence puis un doctorat en droit en 1979. Elle écrit des critiques de théâtre et de cinéma pour le Journal de Genève, Les Nouvelles littéraires, Le Figaro, L’Avant-scène. Anca Visdei étudie et enseigne l’art dramatique à l’école du théâtre de l’Ombre, Elle écrit pour la télévision française et pour le cinéma. Elle est l’auteur d’une quarantaine de pièces de théâtre, La pièce Toujours ensemble, nous ramène en Roumanie du temps de Ceausescu. Deux soeurs, Ioana et Alexendra, vivent très proches dans leurs joies, leurs échanges et leurs doutes. Alexendra est écrivaine, ses textes ne sont pas publiés, censurés, elle choisit de prendre le train pour la Suisse. Ioana est actrice, elle va continuer de jouer là, à Bucarest, puisque Shakespeare ou Tchekhov ne sont, eux, pas interdits. La séparation des deux sœurs est une souffrance. Cette séparation choisie va leur faire découvrir la déchirure, l’absence insupportable de l’autre.   Notre dernière lecture est un extrait de la pièce Le spectateur condamné à mort de Matei Visniec. Né dans la Roumanie communiste de Ceausescu, il découvre très vite dans la littérature un espace de liberté. Il se nourrit de Kafka, Dostoïevski, Camus, Beckett, Ionesco, Lautréamont… Il aime les surréalistes, les dadaïstes, les récits fantastiques, le théâtre de l’absurde et du grotesque, la poésie onirique et même le théâtre réaliste anglo-saxon, bref, tout sauf le réalisme socialiste. Plus tard, parti à Bucarest pour étudier la philosophie, il devient très actif au sein de la génération 80 qui a bouleversé le paysage poétique et littéraire de la Roumanie de l’époque. Il croit en la résistance culturelle et en la capacité de la littérature de démolir le totalitarisme. Il croit surtout que le théâtre et la poésie peuvent dénoncer la manipulation des gens par les "grandes idées".

Devenu auteur interdit, en septembre 1987, il quitte la Roumanie, arrive en France et demande l’asile politique. Il commence à écrire des pièces de théâtre en français.  Après un premier succès avec sa pièce "Les Chevaux à la fenêtre", Matéi Visniec est découvert par de nombreuses compagnies et ses pièces sont jouées à Paris, et un peu partout en France.  En Roumanie, depuis la chute du communisme, Matéi Visniec est devenu l’auteur dramatique vivant le plus joué.

Le monde est un théâtre, c’est bien connu. Parodie de justice, Le spectateur condamné à mort dont nous allons vous lire un extrait, est une parodie de pièce, une parodie du monde. Tout s’y confond, acteurs, auteur, metteur en scène, spectateurs, juges, accusés, accusateur, défenseur et témoins. Le monde entier est un vaste tribunal !

Les lecteurs de notre association Des voix dans la nuit, Jacques Cassard, Fabienne Georgin, Catherine Jahan, Stéphane Jaouen, Josée Foucher et Danièle Rialland, ont enregistré ces extraits dans les locaux de Jet Fm 91.2 A bientôt ! Catherine Jahan





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